Les singes esclaves de la noix de coco

Des singes, plus particulièrement des macaques à queue de cochon, sont largement utilisés de nos jours en Asie du sud-est, pour la récolte des noix de coco. Ratchaprao s’engage très clairement contre ce genre de pratique.

Pourquoi des macaques sont dressés à la récolte des noix de coco?

Avec la démocratisation des produits à base de noix de coco que l’on trouve désormais de partout, la productivité a pris le pas sur la qualité.

Une fois dressé un macaque sera capable de cueillir jusqu’à 1000 noix de coco en une journée alors que son homologue humain n’en récoltera qu’une centaine. Exploiter des animaux s’avère alors très rentable en permettant de faire chuter le prix de la matière première, les noix de coco.

Les singes cueilleurs des plantations

Dans une région du monde, l’Asie du Sud-Est, où certains animaux sont culturellement dressés (singes, éléphants, etc.), la pression industrielle finit de convaincre certains fermiers à exploiter des macaques.

Pour répondre à la demande il faut produire toujours plus, au prix le plus bas. Des notions comme la qualité ou l’éthique passent alors au second plan.

Vidéo réalisée par un média indépendant sur les dessous de l’industrie de la noix de coco.

Pour répondre à la demande mondiale, la production augmente en dissimulant certaines pratiques.

Certaines usines géantes transforment chaque jour des quantités astronomiques de noix de coco. Aux Philippines, une coopérative regroupant plusieurs usines de transformation annonce sur leur site Internet leur capacité à transformer en moyenne 8 millions de noix de coco chaque jour! Pour produire, de l’huile, du lait, de l’eau et bien d’autres produits dérivés de la noix de coco. Pour transformer chaque jour un nombre aussi important de noix de coco, ces géants du secteur doivent s’approvisionner en matières premières à travers tout le pays et même parfois à l’étranger. Il serait par exemple possible qu’une huile de coco fabriquée aux Philippines contienne des noix de coco provenant d’Indonésie ou de Malaisie. La noix de coco s’échange et se négocie alors en quantité astronomique et plusieurs intermédiaires se retrouvent entre la plantation d’origine et l’usine de transformation. Il n’est donc pas possible, pour certains fabricants, de connaître précisément les méthodes qui ont été utilisées pour la récolte des noix de coco qu’ils achètent puis transforment. C’est pour cela que certains pots d’huile de coco pourraient contenir des noix de coco récoltées par un macaque sans même que le fabricant ne soit au courant.

Dans quel pays trouve-t-on des singes cueilleur de noix de coco?

Durant deux ans j’ai prospecté dans une bonne partie d’Asie du Sud-Est, Philippines, Sri Lanka, Indonésie, Thaïlande, Malaisie. Durant mon périple dans cette partie du monde, J’ai été témoin à de nombreuses reprises de l’exploitation de macaques pour la récolte des noix de coco.

Très logiquement des macaques sont capturés, dressés puis exploités dans tous les pays cultivateur de noix de coco où cet animal est présent à l’état sauvage. Autrement dit, on observe malheureusement l’exploitation de macaque cueilleur de noix de coco dans la quasi-totalité des pays d’Asie du Sud-Est.

L’une des solutions: produire moins pour produire mieux.

J’ai choisi comme partenaire un producteur qui est plus préoccupé par la qualité que la quantité. Chaque noix de coco récoltée, chaque litre d’huile de coco extrait fait l’objet d’une attention toute particulière. Produire en quantité raisonnable permet de pouvoir prendre le temps et d’extraire une huile premium à partir des fruits les plus nobles. Toutes les noix de coco proviennent du terroir de Ratchaburi, célèbre dans toute la Thaïlande pour les fruits exceptionnels qui y sont cultivés. L’huile est extraite dans une petite huilerie toute proche des plantations de cocotiers.

Produire de la sorte en circuit court permet:

Inspection de chaque noix de coco récoltée

In spection des noix de coco

-La traçabilité des noix de coco et donc de connaître précisément la plantation d’origine.

-La possibilité d’être présent sur le terrain à chaque récolte, pouvant ainsi contrôler les méthodes utilisées par les fermiers.

-L’extraction de l’huile à partir de noix de coco de première fraîcheur qui est une condition primordiale pour obtenir une huile premium.

Pourquoi mon partenaire n’utilise pas de macaques sur son exploitation?

Lorsque j’ai fondé RATCHAPRAO, étant sensible à la condition animale depuis toujours, il était évident pour moi de proscrire et de m’éloigner de ce genre de pratique. Mon partenaire Thaïlandais a une approche différente mais qui l’amène également depuis toujours à bannir l’utilisation de singe cueilleur de noix de coco sur son exploitation.

Pour la production d’une huile vierge de coco de qualité premium, il est primordial de récolter des noix de coco arrivées à maturité et qui sont âgées de précisément 12 mois. Il y a peu de différences entre une noix de coco âgée de 11 mois et une autre de 12 mois. Les tons de couleurs changent un peu et seul un humain peut voir ça. Un singe ne sera pas toujours capable de voir ces subtilités et pourra faire des erreurs. Il pourrait cueillir des noix de coco qui ont 12 mois de maturités avec d’autres qui n’en ont que 10, ce qui impacterait fortement la qualité finale de l’huile.

Mon partenaire a également le désir d’être créateur d’emploi dans sa région. Ratchaburi est une campagne pauvre de la Thaïlande où la plupart des gens vivent de l’agriculture. Cette région est de plus en plus désertée par la population faute d’emploi. En refusant l’utilisation de singes sur son exploitation, mon partenaire est fier de pouvoir contribuer à la création d’emplois dans sa région et à créer des vocations comme celle de grimpeur/cueilleur.

Comment ont été récoltées les noix de coco servant à la fabrication des produits Ratchaprao?

Toutes les noix de coco utilisées dans la confection des produits Ratchaprao ont été uniquement récoltées par des fermiers.

L’une des méthodes utilisées par les fermiers, consiste à grimper directement en haut des cocotiers pour sélectionner et cueillir uniquement les noix de coco arrivées à maturité.

Cette méthode, très technique, est utilisée par des fermiers «grimpeurs» expérimentés, lorsque la récolte depuis le sol est impossible (cocotier trop grand ou accès difficile).

 

Petite vidéo d’un fermier grimpeur un jour de récolte de noix de coco sur l’exploitation.

L’autre méthode utilisée consiste à cueillir les noix de coco directement depuis le sol à l’aide d’outils appelés des “long sticks”.

Lorsque cela est possible, cette méthode est le plus souvent privilégiée à la première. Mais récolter depuis le sol n’est possible que sur les cocotiers de petite taille situés dans les zones faciles d’accès. Une bonne visibilité depuis le sol est également nécessaire pour pouvoir identifier les noix de coco arrivées à maturité. Dans le cas contraire, le fermier n’aura d’autres choix que de grimper en haut du cocotier.

Les produits RATCHAPRAO sont labellisés “sans exploitation des singes pour la récolte des noix de coco” par la célèbre association de défense des animaux ONE VOICE. Au travers de l’obtention de ce label, il s’agissait de clairement matérialiser l’engagement de Ratchaprao contre l’exploitation animale.

Christophe de Ratchaprao